Vendredi 14 novembre, UGC Odéon.
Impossible de rater l'annonce de la sortie de ce film, avec la grosse campagne de (très) belles affiches qui interpellent immédiatement le badaud.
Mon sentiment est resté partagé après l'avoir vu, car le pire y côtoie le meilleur. Les deux premières heures m'ont paru très longues et conventionnelles, avec force scènes lacrymales, une absence de réalisme (la poursuite du drone avec un pneu crevé... des ressources planétaires qui s'épuisent mais... l'eau coule toujours aussi abondante et claire du robinet et... on continue de boire allègrement canettes de bière et sodas... sans parler de cette mission interstellaire qui nécessite des réserves de carburant astronomiques bien évidemment). De plus, la musique d'Hans Zimmer manque cette fois furieusement de subtilité, tout est trop appuyé, un peu comme le jeu des acteurs hélas. Nappez tout ceci d'une sauce scientifiquement fictionnesque indigeste avec des données de physique auxquelles je n'ai quasiment rien compris, au bout d'une demi-heure j'avais déjà envie de quitter la salle.
Heureusement, j'ai patiemment attendu l'apparition des planètes du "trou noir" situé dans notre système solaire, faille de l'espace-temps dans laquelle va s'infiltrer une équipe d'explorateurs "interstellaires", partis à la recherche d'une planète suffisamment accueillante pour sauver ce qui reste de l'humanité. Et là certaines scènes commencent à devenir vraiment intéressantes, pas forcément sur les planètes d'ailleurs, malgré de beaux effets spéciaux. J'ai surtout été impressionnée par la dernière demie-heure du film, de toute beauté, qui entraîne de façon vertigineuse le spectateur dans une faille de l'espace-temps. C'est carrément éblouissant. Bref, cela permet de sortir de la salle pas complètement déçue, mais le film n'est vraiment pas au niveau d'Inception.