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Mora Venise au cinéma
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27 février 2017

Chez nous, de Lucas Belvaux (France, Belgique 2016)

chez nousMercredi 22 février 2017, UGC Ciné Cité Les Halles.

Fidèle à son cinéma efficace, sincère, utile et engagé, ancré dans la réalité, Lucas Belvaux nous propose cette fois une immersion profonde parmi les sympathisants d'un parti politique qui est l'ersatz du Front national, au sein d'une petite ville du Nord de la France. Pas de manichéisme mais un regard lucide et généreux sur les personnages, une violence sourde omniprésente bien qu'elle n'éclate que très peu à l'écran, heureusement aérée par quelques pointes d'humour bien senties, une fracture de classe entre le peuple et ses élus pourtant populistes qui donne elle aussi froid dans le dos, tout ceci est fort bien vu et très bien interprété par des comédiens très convaincants : Emilie Dequenne, André Dussolier, Catherine Jacob, Guillaume Gouix... Une vraie réussite.

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31 juillet 2015

Je suis mort mais j'ai des amis, de Guillaume et Stéphane Malandrin (Belgique, France 2015)

je suis mortJeudi 30 juillet 2015, MK2 Hautefeuille.

Une comédie déjantée et bon enfant, avec des personnages qui sortent des conventions. Ce film sympathique bouscule le quotidien avec bonne humeur, malgré le deuil annoncé dans le titre, qui frappe une bande de copains - musiciens d'un groupe de rock - à la veille de leur première tournée aux Etats-Unis. L'humour décalé, en accord avec les caractères, est constant et si les rebondissements ne mènent pas toujours le récit très loin, l'ensemble est original et se savoure très agréablement.

12 mars 2017

Les fleurs bleues, d'Andrzej Wajda (Pologne, 2016)

les fleurs bleuesSamedi 4  mars 2017, MK2 St Michel.

Les deux dernières années (1950-1952) de la vie du peintre abstrait Władysław Strzemiński, alors que le régime soviétique installé en Pologne contraint tout artiste à adopter le style du réalisme socialiste, nous sont ici contées avec une sobriété implacable. Aucun détail n'est épargné pour décrire les conditions de survie de ceux qui osent tenir tête à la dictature. Broyé par les autorités, ce grand artiste adulé par ses élèves de l'école des beaux-Arts de Lodz, admiré par l'intelligentsia, se retrouve mis au ban de la société du jour au lendemain : plus de carte professionnelle, plus de travail et de ressources, l'impossibilité même d'acheter des tubes de couleurs pour pratiquer son art, et bien sûr ses oeuvres décrochées des lieux d'exposition pour la destruction. Un récit terrible filmé sans le moindre misérabilisme, avec une photo extraordinaire de perfection, servi par des acteurs magnifiques. La grande classe.

11 mars 2017

Split, de Night Shyamalan (USA, 2016)

slitJeudi 9 mars 2017, UGC Ciné Cité Les Halles.

Un jeune homme à la personnalité très troublée (schizophrène, il est tiraillé entre 23 personnalités) séquestre trois adolescentes. Parviendront-elles à s'échapper ? Night Shyamalan se cantonne depuis plusieurs années à des petits films de genre qui n'atteignent plus la subtilité du Sixième sens ou d'Incassable. L'ensemble est bien ficelé, les acteurs sympathiques et convaincants, on ne s'ennuie donc pas, mais les effets sont sans surprise et un peu "grand guignolesque", avec une sauce psy parfois bien épaisse et indigeste. Dommage. Les dix dernières secondes sont toutefois jubilatoires, rehaussent l'ensemble et appellent à une suite.

11 mars 2017

Certaines femmes, de Keilly Reichardt (USA, 2016)

certaines femmesLundi 6 mars 2017, Le Grand Action.

Quatre portraits de femmes vivant dans le Montana composent ce fort joli film. Avocate, étudiante en droit, cow girl et manager, quelle que soit leur situation sociale ou familiale, elles sont finalement incroyablement seules et doivent toujours faire leurs preuves dans un environnement où prédomine constamment une sorte d'indifférence léthargique. Kristen Stewart, Laura Dern, Michelle Williams sont comme d'habitude excellentes et j'ai découvert avec plaisir Lily Gladstone, dans le rôle de la jeune amérindienne cowgirl, dont je serais tentée de dire qu'il fut mon personnage préféré, mais ce ne serait guère juste pour les autres, les quatre personnages étant très attachants.

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27 février 2017

Loving, de Jeff Nichols (USA, 2016)

lovingSamedi 25 février 2017, le Grand Action.

Sobriété, douceur et précision pour traiter un thème d'une grande brutalité, tiré de l'histoire vraie du couple mixte Loving, dans la Virginie de 1958. Extraordinaire interprétation de Joel Edgerton, ouvrier fruste et mari attentionné, en bute à la bêtise ségrégationniste des tenants de l'ordre et de la morale.

1 janvier 2017

Le mystère Jérôme Bosch, de José Luis Lopez-Linares (France, Espagne, 2016)

mystere jerome boschLundi 5 décembre 2016, le Reflet Médicis.

Cette plongée en apnée dans le Jardin des délices de Jérôme Bosch laisse le spectateur frissonnant d’émerveillement, tant le documentaire nous comble visuellement, auditivement et mentalement. Les spécialistes, historiens de l’art, conservateurs de musée, artistes, écrivains et musiciens (Salman Rushdie, Orhan Pamuk, William Christie, Renée Fleming…) se succèdent pour décrypter et apporter leur éclairage tout personnel sur le message du peintre, tandis que la caméra détaille les recoins du fabuleux tryptique. Miroir aux multiples facettes dans lequel chaque spectateur trouve son propre reflet, le Jardin des délices est aussi le livre ouvert des plaisirs éphémères dans toute leur diversité, qui happent et fascinent l’humanité depuis son commencement. La bande musicale est tout aussi exceptionnelle que l’œuvre universelle et intemporelle qui se donne à contempler, inlassablement, depuis bientôt 500 ans.

4 décembre 2016

Il Vigile, de Luigi Zampa (Italie, 1960)

il vigileSamedi 26 novembre 2016, le Champo.

Une trépidante comédie italienne, avec Alberto Sordi et Vittorio de Sica : un paresseux viscéral, ancien combattant, est recruté dans les services municipaux comme agent de circulation et bouleverse par excès de zèle les petits arrangements de l'élu local peu scrupuleux, tant du point de vue de la morale que de la législation. Un petit bijou méconnu et savoureux.

19 février 2017

La belle dormant, d'Adolfo Arrieta (France, 2016)

belle dormantMardi 7 février 2017, Reflet Médicis.

Transposition pleine d'humour et de poésie du conte de la Belle au bois dormant dans notre époque contemporaine. Les apparitions d'Ingrid Caven en fée maléfique sont particulièrement savoureuses et valent à elles seules le déplacement. On retrouve avec plaisir Agathe Bonitzer, qui incarne la bonne fée, dont la rousseur et la physionomie atypique conviennent décidément très bien aux rôles un peu étranges, Niels Schneider (parfait en prince charmant), Mathieu Almaric... Bref, c'est un petit joyau inattendu et très sympathique.

18 mars 2017

20th century women, de Mike Mills (USA, 2016)

20th century womenSamedi 11 mars 2017, UGC Danton.

Le réalisateur revient sur l'année de ses 15 ans, en 1979, alors qu'il était élevé seul par sa mère (Annette Bening) à Santa Barbara. Celle-ci partage sa maisonnée avec une jeune femme de 24 ans (Greta Gerwig) post punk féministe et un homme à tout faire qui retape la maison (Billy Crudup), et leur demande de l'aider dans l'éducation de son fils pour qu'il dispose d'une plus grande ouverture au monde. Une amie du lycée (Elle Fanning), âgée de 17 ans, est pareillement sollicitée. Comme il est évoqué dans cet excellent film tour à tour très drôle et émouvant, récit d'initiation au monde d'un tout jeune homme, tout se vit encore dans la spontanéité et la fraîcheur durant ce qui est probablement une dernière année d'innocence : "avant Reagan, avant le Sida, avant internet". La sensualité des femmes, de la jeune fille, de la jeune femme et de la femme vieillissante, est évoquée avec une très belle justesse par ce réalisateur masculin. Il y en a beaucoup qui pourrait en prendre de la graine.

19 février 2017

Moonlight, de Barry Jenkins (USA, 2916)

moonlightMercredi 1er février 2017, UGC Odéon.

Magnifique portrait en trois volets (Little, Chiron, Black) d'un jeune homme, de l'enfance à l'âge adulte, en constant décalage avec lui-même et son entourage, qui cherche avant tout à obtempérer aux injonctions d'un environnement particulièrement violent et agressif pour échapper aux coups (qu'il reçoit quand même d'ailleurs). Le traitement très original de la bande son et des images, souvent décalées et glissantes, expriment à la perfection son permanent sentiment d'insécurité et son aspiration à une fuite perpétuelle, jusqu'à ce qu'il retrouve, alors qu'il s'est enfermé dans le rôle d'un gros caïd de quartier, un amour d'adolescence et laisse enfin éclore sa sensibilité profonde. Génial.

5 février 2017

Jackie, de Pablo Larrain

jackieSamedi 4 février 2017, MK2 Odéon St Michel.

Jackie Kennedy faisant face à sa nouvelle condition, dans les heures et les journées qui suivent l'assassinat de son époux, première dame brusquement réduite à rien, qui doit quitter la Maison blanche en catimini pour laisser la place à leurs successeurs, et son obstination pour organiser des funérailles grandioses, chargées de symboles, pour l'ex-président. Intéressant portrait d'une figure en déroute, élégamment incarnée par Natalie Portman.

1 janvier 2017

Baccalauréat, de Christian Mungiu (Roumanie, 2016)

baccalauréatLundi 26 décembre 2016, MK2 Odéon.

Une jeune fille, excellente élève promise à poursuivre des études supérieures en Angleterre si elle obtient son baccalauréat avec les notes dont elle est coutumière, est violemment agressée la veille des épreuves. Son père, un éminent chirurgien réputé pour sa droiture, jusqu'alors incorruptible, tente de contourner la légalité pour que des notes maximales soient attribuées à sa fille. Déchiré par de cruelles questions morales, mais déterminé à aller jusqu'au bout dans sa démarche, il voit tomber autour de lui les masques des corrompus susceptibles de l'aider, mais qui sont peut-être les instigateurs de l'agression. Brillant.

4 décembre 2016

Edvard Munch, de Peter Watkins (Suède, Norvège, 1974)

edvard munchVendredi 2 décembre 2016, la Filmothèque.

Intéressante approche de la vie du peintre, située dans son contexte social et culturel, une période d'éveil et de revendications très similaire à celles des années 70, mais le film est très daté et l'ensemble vraiment beaucoup trop long, qui s'appesantit lourdement sur les mêmes flash backs d'un Munch que l'on ne cesse d'entendre pleurnicher. La ressemblance de l'acteur principal (Geir Westby) avec Munch est stupéfiante.

27 février 2017

David Lynch : the art life, de Jon Nguyen, Olivia Neergaard-Holm, Rick Barnes (USA, 2016)

david lynchVendredi 24 février 2017, l'Arlequin.

Une passionnante visite dans l'univers du peintre qui s'entretient paisiblement de ses années d'enfance (heureuse), de son adolescence (border line) et de ses débuts dans la vie en création. Le tout est ponctué d'aperçus de ses oeuvres, et surtout des extraits sidérants de ses films de jeunesse, pépites déchirantes et déchirées totalement géniales, sur fond de musique hypnotique qui relève aussi de ses créations. Le mystère de l'artiste reste entier mais c'est normal puisque l'on a affaire à un génie.

10 novembre 2016

Ma vie de courgette, de Claude Barras (Suisse et France, 2015)

ma vie de courgetteMardi 25 octobre 2016, MK2 Odéon.

Trop déçue par Xavier Dolan, je me précipite le lendemain pour découvrir ce film d'animation, qui fut récompensé par le prix du public lors du dernier festival d'Annecy. Courgette n'est pas un légume mais un petit garçon de dix ans, placé en orphelinat après le décès accidentel de sa mère alcoolique, qui l'élevait seule. Un sujet donc pas drôle mais pas du tout misérabiliste : tout se déroule à hauteur d'enfant, avec de la fraîcheur au coeur et de l'espérance plein la tête. Pour ne rien gâcher, l'animation traditionnelle fait éprouver un tel sentiment de délectation avec ses petits personnages de pâte à modeler, vêtus de tissus et de tricots dont on peut savourer toute la trame. En prime, des dialogues de Céline Sciamma et une musique signée par Sophie Hunger. Cette fois, je n'ai pas perdu mon temps !

10 novembre 2016

Juste la fin du monde, de Xavier Dolan (France et Québec, 2016)

fin du mondeLundi 24 octobre 2016, MK2 Odéon.

Une grande déception. Je ne comprends pas pourquoi ce film très banal a reçu la Palme d'or cette année à Cannes. Mais il peut arriver aux plus talentueux artistes d'être en panne d'inspiration, aussi je n'en veux pas à Xavier Dolan dont j'ai adoré tous les précédents films sans exception. Cette fois, les dialogues et les situations sont d'une banalité affligeante en dépit du talent des acteurs, toujours filmés en gros plan et parfois plutôt salement, façon caricature. Bref, cela m'a paru insupportable.

20 novembre 2016

L'héritière, de William Wyler (USA, 1946)

héritièreLundi 14 novembre 2016, La Filmothèque.

D'après une nouvelle d'Henry James. Une jeune femme de la bourgeoisie new-yorkaise, dénuée de charme (pourtant interprétée par Olivia de Havilland) mais riche héritière en devenir, est courtisée par un très beau jeune homme (Montgomery Clift), pauvre et sans situation. Toutes les natures des protagonistes se révèlent doubles, à un point effrayant, dans la seconde partie de ce mélodrame au classicisme somptueux, qui offre une très belle fluidité de récit. Très intéressant.

20 novembre 2016

Le client, d'Asghar Farhadi (Iran, 2016)

le clientSamedi 12 novembre 2016, MK2 Odéon.

Le traumatisme vécu par un jeune couple de comédiens, à la suite de l'agression de la jeune femme à son domicile. Où les tabous et la pression sociale peuvent meurtrir autant que l'agression. La confrontation de deux sociétés, l'une moderne et l'autre plus traditionnelle. Bref, on retrouve tous les thèmes chers au metteur en scène, dans un scénario qui reste cependant surprenant. Les retournements de situation sont toujours aussi brillants et la direction d'acteurs est superbe.

1 janvier 2017

Personal Shopper, d'Olivier Assayas (France, 2016)

personal shopperSamedi 17 décembre 2016, MK2 Odéon.

Un étrange film un peu patchwork, qui glisse du drame intimiste et existentiel (l'héroïne, Kristen Stewart, vient de perdre son frère et se morfond dans un job alimentaire qui exalte le superficiel) au polar en passant par le fantastique et l'horreur. Mais tout ceci est filmé avec la classe habituelle d'Assayas et la grâce innée de l'actrice principale qui incarne à la perfection cette jeune femme désemparée, à la modernité intemporelle.

1 janvier 2017

Manchester by the sea, de Kenneth Lonergan (USA, 2016)

manchester by the seaLundi 26 décembre 2016, MK2 Odéon.

Un très grand film qui évoque sans artifice un de ces très grands drames qui peuvent anéantir une vie, sans espoir de renaissance. Une narration extrêmement pudique et un jeu d'acteurs tout en retenue servent ce film bouleversant et superbe. Jason Affleck est magnifique.

1 janvier 2017

Diamond Island, de Davy Chou (France, Cambodge 2016)

diamond islandSamedi 31 décembre 2016, MK2 Odéon.

Déambulations nocturnes et questionnements amoureux pour le jeune Bora et ses copains, débarqués de leur campagne pour travailler sur les chantiers de construction de Diamond Island, une excroissance de luxe bétonnée de Phnom Penh. Filmé avec fraîcheur et parfois de réels instants de grâce, comme lorsque les jeunes gens sillonnent les avenues la nuit avec leurs engins motorisés, l'ensemble réserve aussi des séquences pleines d'humour. Pour filmer un environnement pourtant pas très facile, le propos sait être tendre et lucide, désenchanté mais sans cynisme, honnête et sain en quelque sorte, sans doute à hauteur du regard de ces jeunes ouvriers déracinés.

13 novembre 2016

La mort de Louis XIV, d'Albert Serra (France, Espagne, 2016)

la mort de louis 14Samedi 5 novembre 2016, MK2 Odéon.

Impeccablement sobre, même dans la somptuosité des costumes et le soin apporté dans le casting, vivants portraits de gentilhommes de cour, cette splendeur crépusculaire nous fait assister aux derniers instants du roi agonisant et nous force à retenir notre respiration pour mieux entendre celle de celui qui s'éteint lentement et douloureusement, et les chuchotements de ceux qui l'entourent avec une sollicitude impuissante. Deux heures durant, c'est comme si nous assistions à notre propre agonie et la déchéance à venir de notre corps, car il est impossible de ne pas superposer au visage de Jean-Pierre Léaud, vieillard magnifique et ravagé, celui de l'adolescent des 400 coups. Aussi, le coeur s'étreint à chaque plan devant le spectacle de ce qui préfigure notre fin. Splendide et audacieux.

4 décembre 2016

Freaks, de Tod Browning (USA, 1932)

freaksSamedi 3 décembre 2016, le Grand Action.

Où les vrais monstres ne sont pas ceux que l’on croit, où l’humanité vraie ne s’exprime que par le cœur. Un film unique et inclassable qui garde une force inouïe, avec une image magnifique, pleinement expressionniste lors des scènes finales. Inégalé depuis 85 ans !

13 novembre 2016

Aquarius, de Kleber Mendonça Filho (France, Brésil, 2016)

aquariusVendredi 4 novembre 2016, MK2 Beaubourg.

Clara, ancienne critique musicale, veuve, la soixantaine, rescapée d'un cancer et issue de la classe moyenne aisée, résiste à l'offre de rachat de son appartement par un promoteur immobilier. Je n'ai trouvé aucun intérêt à ce récit ennuyeux, campé par un personnage féminin plutôt antipathique, chez qui dominent l'orgueil et l'égoïsme, voire l'arrogance des nantis. Très déçue, d'autant que j'avais beaucoup apprécié Les bruits de Recife.

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