Il est difficile d'être un dieu, d'Alexeï Guerman (Russie, 2014)
Samedi 14 mars 2015, Le Brady.
Malgré une mise en scène éblouissante, composée comme une succession de chefs d'oeuvres de la peinture classique, mais pour illustrer un monde putréfié où les habitants pataugent continuellement dans la boue et sous la pluie, ce film m'a immensément lassée. Cela ne tient pas tant à sa durée, presque trois heures, mais à la désespérance et à la noirceur du contenu. Vomissures, crachats, insultes, corps difformes et âmes tordues, dans une telle répétition que j'ai fini par n'être plus touchée par quoi que ce soit. Tant de moyens pour aboutir à une anesthésie de l'émotion et beaucoup d'ennui...























